Les auteurs
Morris Panych
Né à Calgary au Canada en 1952, Morris Panych détient non seulement un diplôme en Arts de la Radio et de la Télévision de l’Institut de Technologie du nord de l’Alberta mais également une formation en création littéraire de l’université de la Colombie-Britannique à Vancouver. Ecrivain, mais aussi metteur en scène et acteur, il est parti étudier le théâtre à la East 15 Acting School à Londres.
Qualifié d’«artiste canadien de théâtre le plus prolifique de sa génération » par l’écrivain Alec Scott, il a écrit une douzaine de pièces dont The Ends of the Earth en 1993 qui reçoit le Prix littéraire du Gouverneur Général tout comme Girl in the Goldfish Bowl (2003) que le jury qualifiera de « conte métaphorique absolument hilarant et profondément touchant sur la mort de l’enfance, de l’innocence et d’un poisson. » Cette pièce remportera également deux prix Dora Mavor-Moore : celui de la meilleure nouvelle pièce de théâtre et celui de la meilleure mise en scène.
Parmi ses autres succès, on peut citer 7 Stories (1990), Other schooles of Thought (1994), Vigil en (1996 Prix de théâtre Jessie-Richardson dans la catégorie meilleure pièce originale), Earshot (2000) ou The Dishwashers (2005) qualifiée par son auteur de « comédie parfaitement déplaisante sur le travail. »
Ses œuvres ont été montées au Canada, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en France.
Il a également joué dans plus de 50 pièces de théâtre et interprété quelques rôles secondaires au cinéma et à la télévision comme dans les séries The X-Files et 21 Jump Street ou encore le film Allô maman, c’est encore moi.
Foulek Ringelheim
Originaire d’Ougrée, où il est né en 1938, Foulek Ringelheim vit aujourd’hui à Bruxelles. Après des études de droit à Liège, il obtient une licence en criminologie à l’ulb et exerce le métier d’avocat jusqu’en 1977, avant de devenir magistrat. Membre du Conseil supérieur de la Justice de 2000 à 2004, il est l’auteur de nombreux articles traitant du droit et de la justice, notamment, en 1998, Amour sacré de la justice (Labor). En 2001, il entame une carrière littéraire en publiant, Le juge Goth (Ed. Luc Pire), un roman directement inspiré par sa vie professionnelle. Un autre suivra en 2003, chez le même éditeur, La seconde vie d’Abram Potz (Prix des Lycéens 2006), puis, en 2006, un recueil de nouvelles, Assiettes froides (Luce Wilquin).
Véronique Olmi
Née en 1962 à Nice, Véronique Olmi a suivi des études d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet avant d’être assistante à la mise en scène pour Gabriel Garran et Jean-Louis Bourdon de 1990 à 1993.
Comédienne et dramaturge, elle écrit et joue « À demain Modigliani » en 1990. En 1993, elle adapte et joue « Le Diable » de Marina Tsvetaieva, et en 1994 elle adapte et met en scène « La Rencontre inachevée ».
Elle a dirigé pendant trois ans le comité de lecture du théâtre du Rond-Point à Paris, où son adaptation de la pièce « Le passage » est créée en 1997 et obtient le Prix de la Fondation de La Poste.
En 2001, elle publie son premier roman, Bord de Mer qui reçoit le Prix Alain-Fournier en 2002 et qu’elle adapte ensuite en scénario, jouant un rôle dans le film (2002). Outre ses activités théâtrales et littéraires, elle a produit et animé 5 numéros d'une émission sur France-Culture, « C'est entendu ! », à la demande de Laure Adler. Elle a également signé un reportage pour le Figaro Madame: « Les Amazones de Tsahal ".
Sa pièce « Une Séparation » a reçu le Prix Beaumarchais-Durance en 2009.
Véronique Olmi a une prédilection pour les formes courtes dans un style dépouillé. Ses histoires se construisent autour d'une crise profonde – dans le couple, les relations parentales ou le social – qui aboutit à la destruction (voire la mort) ou à la guérison.
Grégory Burke
Auteur dramatique (radio, théâtre, télévision), Gregory BURKE est né en 1968 à Dunfermline, en Écosse. À l’âge de 7 ans il découvre, entre autres, les ouvrages d’Harold Pinter, Samuel Beckett et Tennessee Williams, qui deviendront ses mentors.
En 1979, sa famille s’installe à Gibraltar jusqu’en 1984. Cette expérience a profondément marqué son esprit et il en gardera un profond cynisme à l’égard du concept «d’identité nationale».
Son retour au pays amènera par contraste une vision critique des classes ouvrières, du socialisme et du marxisme, qui traverse son œuvre.
Après un passage rapide et peu probant par l’Université de Stirling, où il était inscrit en philosophie, Gregory BURKE vit pendant une dizaine d’années de petits boulots alimentaires : vendeur, mineur, coursier, jusqu’au jour où le besoin de parler de la précarité du monde devient tel qu’il décide de prendre son stylo. En sort Gagarin Way, une pièce authentique qui découle avant tout d’une urgence de prendre la parole. Car BURKE ne cherche pas à réinventer le théâtre, mais juste à dire les choses, à sortir les mots qui lui brûlent les lèvres et qui empourprent ses joues.
En 2001, il envoie au festival «Traverse» d’Edimbourg ce premier texte qui est immédiatement produit. Forte d’un indéniable succès, la pièce est reprise au Royal National Studio Theatre de Londres et a été primée à plusieurs reprises (Scotman First of the Firsts, TMA Barclay Awards, Meyer Whitworth Award, Critics’ circle).
Gregory BURKE est distingué par la critique comme meilleur jeune auteur pour cette pièce, qui est déjà traduite en dix-neuf langues. Il est également l’auteur de The Chain, The Straits, Debt, The Party, Occy Eyes, On Tour, Black Watch et Liar.
Grand observateur, BURKE se plait à dénoter les oppositions, les conformismes et les individualités, et analyse volontiers l’infinie capacité de l’homme à s’auto-désillusionner. Son écriture est vive, sombre et précise.