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Le batiment

Quelle étrange histoire que celle du 200 chaussée de la Hulpe !

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Méridien sans jamais oser le demander...

les 200 et 202 de la Chaussée de la Hulpe en 1890
Le bâtiment au fil des siècles

Si d’aucuns se remémorent avec nostalgie la brasserie « Le Gambrinus » et les autres établissements ou hôtels bordant l’étang de Boitsfort alors tout proche de la chaussée, l’évolution perpétuelle et rapide de la physionomie des lieux fit disparaître de la conscience collective et même parfois des sources d’historiens, l’origine et les fonctions de ce fameux n°200.

Le plus ancien estaminet connu de « Hoogh Boitsvoort » - il existait déjà en 1664 - se trouvait à l’endroit où est installé aujourd’hui le Théâtre du Méridien au numéro 200 de la chaussée de la Hulpe. Son emplacement est situé avec précision à l’arpentage du géomètre dewinter, effectué en 1711 sur requête du Conseil du Brabant.

Déjà un lieu de rassemblement

Une restauration minutieuse mit au jour d’étonnants vestiges précieusement camouflés sous plusieurs couches de plâtras, de bois, de dalles, de briques ou de bitume. La découverte d’une très ancienne écurie confirme l’idée d’une vaste infrastructure à fonctions multiples qui s’étendait sur le jardin et dont la construction de certaines parties remonte au 17ème siècle.

La multitude de cartes postales présente l’importante façade de l’estaminet « Pletinckx », où tout Bruxelles et sa périphérie confluaient pour profiter des journées dominicales en bordure d’étang en y savourant quelques anguilles au vert réputées dans la région.

De Dokter y laissera sa chemise...

Les plus âgés se souviennent avec ferveur et une certaine nostalgie du personnage appelé « De Dokter » qui, propriétaire du bâtiment, les soignait parfois bénévolement mais collaborait aussi un peu avec l’envahisseur. Son exécution par les Chemises blanches, faction communiste résistante, dans le hall même de son cabinet (actuelle entrée du numéro 200) fit, en 1942, très mauvaise impression auprès des riverains. Lorsque l’atelier de ferronnerie s’installa dans le lieu, l’art prit ses quartiers et teinta le lieu d’une atmosphère plus chaleureuse.

C’est avec soulagement et beaucoup d’enthousiasme que tous les anciens du « Coin du balai » accueillirent l’installation du Nouveau Théâtre du Méridien dans cette maison chargée d’un important patrimoine historique pourtant mal connu de tous.

Peinture de Jacques d’Arthois en 1869 d’après une série de tableaux peints par Hans Bol vers 1560
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