La philosophie
L'écriture
Les histoires arrivent assez mystérieusement. Un début, une fin parfois, une toute petite situation qui me travaille. Ensuite, vient la réflexion pour mettre en place une trame qui peut tenir tout le long d’un récit. Sans jamais oublier cette notion qui me semble importante : le suspense, celle qui donne envie - dans un premier temps - de tourner la page suivante pour savoir la suite.
Des thèmes, oui assurément. Je ne peux m’empêcher de travailler sur l’intime. Sur les secrets, sur l’enfance. C’est peut-être ce qui fait que certains trouvent mes textes universels. Les histoires, donc, sont souvent le prétexte pour aller creuser, gratter, là où cela fait mal parfois.
Toujours. Je ne comprends pas que l’on puisse faire du théâtre - que ce soit en tant qu’auteur, comédien ou metteur en scène - sans penser au public. Le théâtre se doit d’être généreux. Je n’ai jamais confondu populaire et populiste. Ce sont deux mots qui ont des définitions différentes. Je ne suis pas un artiste. Je suis un artisan. Un artisan conteur.
Non. Ni de visage, ni de forme. Je mets en avant des âmes, un paquet de souvenirs, de blessures, des joies, des tristesses. Qu’importe à quoi nous ressemblons, nous avons tous vécu des choses qui nous ont formé, déformé parfois.
En ce qui concerne le Méridien, on part sur un thème, des idées, en discutant avec Catherine Brutout et Wendy, sa garde rapprochée. Ensuite, je propose une trame, un pitch comme on dit pour les scénarios. Puis, je me mets au travail et envoie des bouts...histoire de voir si je suis sur la bonne voie, avec la possibilité d’apprendre que ce n’est pas le cas. Je ne suis pas un auteur qui ne touche pas à ses textes. il m’arrive de changer des choses, de couper durant les répétitions.






