Thierry Debroux
(création mondiale - REPRISE)
Grande Salle : Du 19 novembre au 13 janvier 2007
Auteur : Thierry Debroux
Mise en scène : Frédéric Dussenne
Distribution : Julien Roy, Alexandre Tissot, Benoît Van Dorslaer
Scénographie : Marcos Viñals Bassols
Costumes : Lionel Lesire
Création lumière : Renaud Ceulemans
en coproduction avec L'ae L'acteur et l'écrit Compagnie Frédéric Dussenne
Julien Roy et Benoît Van Dorslaer ont reçu exaequo le prix “Meilleur Comédien” pour leur interprétation dans “Le Roi Lune” au Prix du Théâtre 2005.
Etrange et fascinant destin que celui de Louis II de Bavière que l'on surnomma le "roi fou" et dont le monde entier visite aujourd'hui les incroyables châteaux.

Cet être pur, perfectionniste, excentrique, certes finalement malade et souvent abusif, quasi génial, suivra tout au long de sa vie une logique sans faille: le goût de la beauté.

Avant d'être interné et de mourir "noyé" dans soixante centimètres d'eau, il organisait d'étranges soupers où, le plus souvent seul, il conviait des fantômes à sa table.

L'auteur, Thierry Debroux, imagine l'un de ces soupers. Le Roi vient d'apprendre la mort de Richard Wagner et, fou de douleur, tente de faire revivre le compositeur.
L'auteur
Sorti de l'Insas, Thierry Debroux écrit depuis vingt ans pour le théâtre. Trois fois nommé Meilleur Auteur, il reçoit la récompense pour La poupée Titanic en 2000. On lui doit aussi Le Livropathe (Prix de la Meilleure Mise en scène en 2003), Le Roi Lune (Trois nominations en 2005)… en tout une quinzaine de pièces dont la plupart sont publiées chez Lansman. Il a mis en scène une dizaine de spectacles, dont sa pièce Termini Roma (prix du Meilleur Spectacle Jeune Compagnie), la création en français de Jascha de Yasmina Reza (prix du Meilleur Acteur pour Patrick Descamps), L'atelier de Jean-Claude Grumberg (3 nominations dont Meilleur Spectacle)…
Le metteur en scène
Frédéric Dussenne, est acteur, metteur en scène et pédagogue. Chargé de cours depuis 10 ans au Conservatoire de Mons où il essaye de développer une nouvelle pédagogie du jeu d’acteur, il a également fondé sa propre compagnie, L’Acteur et L’Ecrit en 1996. Son travail de mise en scène alterne le répertoire et la création mais il est particulièrement attentif à l’écriture contemporaine. Parmi ses dernières mises en scène, on peut citer «Œdipe sur la route», «Combat de Nègre et de Chiens» ou les «Géants de la Montagne». Il a joué de nombreux rôles comme acteur, dernièrement mis en scène par Olivier Coyette dans «Le Voyage à la Haye».La presse
Le Soir - Jean-Marie Wynans
... la rencontre entre Debroux et Dussenne nous vaut une nouvelle confirmation du talent sensible et rigoureux d'un des auteurs les plus féconds de nos scènes en ce moment.
La Libre - Philip Tirard
La mise en scène de Frédéric Dussenne fait entendre avec justesse, la musique du texte dans le sobre décor de Marcos Viñals Bassols.
La Première - Christian Jade
Romantisme et réalisme s’affrontent autour de la table royale, en un dramewagnérien, où seules comptent l’action intérieure, les émotions.
Le Vif - Thierry Denoël
...histoires originales, écriture fine, vive et poétique ... un trio de comédiens irréprochable...
Journal du Mardi - Nurten Aka
Frédéric Dussenne laisse reposer tout l’édifice de la représentation sur ce texte coulant avec une limpidité déconcertante de la bouche des comédiens.
Zone 02 - Thomas Ghysselinckx
Les comédiens
Julien Roy a la silhouette d’un comédien toujours sur le fil du rasoir ou des sentiments. En 1968, alors que les pavés de Paris défient l’apesanteur, une évidence le frappe : il sera comédien. Son apprentissage commencera par le cours de Tania Balachova, avec des professeurs qui ont pour nom Michaël Lonsdale ou Raymond Rouleau. Après Paris, Bruxelles, il passe deux ans à Mudra puis entamera des études au Conservatoire. La Belgique devient sa patrie de théâtre, Bruxelles son port d’attache. Comédien, il travaille avec Claude Etienne, Pierre Laroche, Adrian Brine, Henri Ronse, Micha Van Hoecke, Franck Dunlop, Bernard De Coster, Marcel Delval, … pour ne citer qu’eux. Metteur en scène, il s’attaque à Kafka, Hofmannsthal, Kawabata, Maeterlinck, Beckett, Joël Jounneau, Valère Novarina ou Thomas Gunzig, … pour ne citer qu’eux. Dans Le Roi Lune de Thierry Debroux, il est à nouveau sur le fil, entre la raison d’un monde qu’il veut fuir et la folie d’un idéal que sa fonction l’empêche de vivre. Sur le fil … (Eric Russon)
Né en 1974 Alexandre Tissot a obtenu une licence en philosophie et a reçu une éducation d’art dramatique en France et en Belgique. Diplômé de l’INSAS en 2002, sa vie professionnelle et artistique a bénéficié d’un réel changement quand il s’est installé en Belgique, ayant l’opportunité de travailler et de collaborer avec différents artistes lors de travaux impliquant plusieurs médiums ce qui lui a permis d’étendre ses registres d’interprétation. Le fait de travailler dans un contexte moins institutionnel la amené à considérer une autre approche de l’acte théâtral.
Il a principalement travaillé avec : Gérard Desarthe, André Engel, Jan Fabre, la Compagnie Sidget, la Compagnie Trash, le label Sedana, Nihil Company, L’Acteur et L’Ecrit (compagnie Frédéric Dussenne), Christina Gehrig-Dinder.
C’est dans la classe de Pierre Laroche que Benoît Van Dorslaer a passé ses années de Conservatoire. A cet enseignement c’est rajouté une expérience de jouteur à la Ligue d’impro et différentes formations dans le domaine du théâtre pour les enfants et les adolescents. Depuis plus de quinze ans, ce comédien et metteur en scène s’est mis au service d’univers très différents, de textes et de metteurs en scène qui ont pu mettre en lumière l’étendue de sa palette dramatique. Frédéric Dussenne, Michael Delaunoy figurent parmi ceux qui lui font régulièrement confiance. On se souvient de lui dans Yvonne, princesse de Bourgogne, Le Livropathe, Les géants de la montagne ou miroirs d’Ostende. Dans Le Roi Lune, il est le ministre qui s’oppose à Louis II de Bavière. C’est lui qui incarne le pouvoir, la rigueur, la droiture, la politique face au roi poète. Une partition carrée, sans nuances, me direz-vous ? Que nenni ! C’est sans compter le talent de Benoît Van Dorslaer qui a su y insuffler le doute. (Eric Russon)
Scénographie
Né à Barcelone, Marcos Viñals Bassols est diplômé en scénographie à La Cambre en 1994. Il signe dès 1993 sa première scénographie pour «Yvonne, Princesse de Bourgogne», mis en scène par Jean-Michel d'Hoop. Prix du Théâtre de la meilleure scénographie en 1998 pour «Le fou et la nonne» de Witkiewicz, il est présent sur la scène alternative bruxelloise en participant à des créations collectives comme «Marabout Flash». Marcos Vinals Bassols est actif comme scénographe dans le domaine des expositions, des interventions dans des lieux publics, de l’événementiel, et de la scène musicale.
Costumes
Lionel Lesire est peintre et graveur. Son travail de plasticien a été primé à de nombreuses reprises. Il travaille en tant que peintre, pour le théâtre et l'opéra depuis 1990 et ajoute les rôles de scénographe et costumier à son parcours à partir de 1992. Lionel Lesire travaille pour de nombreux metteurs en scène : Frédéric Dussenne, Michel Kacenelenbogen, Armand Delcampe et bien d’autres.
Création lumière
Renaud Ceulemans est peintre et travaille avec Frédéric Dussenne depuis près de vingt ans. Assistant à la mise en scène de ce dernier sur «Dans la solitude des champs de coton», éclairagiste sur «Le Jour de la colère», «Miroirs d’Ostende»ou «Les Pavillons», Renaud Ceulemans a également collaboré avec Jamal Youssef («Chez Aziz»), Véronika Mabardi («La peau d’Elisa») ou Frédéric Lubansu («Et si on parlait…»).



