Denyse Willem

Depuis près de 40 ans Denyse Willem passe à côté des modes et nous offre une peinture universelle à la fois signifiante et signifiée. Partant de l’histoire, de la mythologie, de l’iconographie chrétienne mais, aussi de contes, de fables et de la vie quotienne, elle nous peint le désir, l’amour et la violence, la vie et la mort, la femme et l’homme, sortes de tragi-comédies qu’elle met en scène de façon magistrale dans des décors somptueux et raffinés, sous des éclairages finement étudiés. Ses personnages caricaturés, maquillés, musclés, sont stéréotypés, seuls leur attributs et leur taille les différencient. Figures hiératiques presque iréelles, ils sont étonnamment vivants : malgré une impression de statisme, on sent un souffle d’énergie, de violence, qui nous déroute.
Charlotte Marchal
Charlotte Marchal : sculpteur
Jean Janssis
En utilisant le tirage à la gomme bichromatée, Jean Janssis fait beaucoup plus que de recourir à un procédé ancien. Il réinvente le corps à corps entre l'image et la matière dans une perspective d'éternité. Licencié en philologie romane (Université de Liège) en 1975, Jean Janssis est entré en photographie, en autodidacte, dès l'année suivante. "Mes photos, dit Jean Janssis, correspondent à mes rêves, à mes désirs d'éternité, à mes angoisses de la mort, à la fascination de la beauté physique, à mes passions inassouvies par trop de cérébralité. J'ai voulu mettre en scène, avec cet esprit décadent de fin de siècle, mon propre monologue intérieur, cette fameuse pièce de théâtre dont l'auteur nous échappe et dont la fin nous est inconnue." La gomme reste bien une technique
de distanciation pour transformer le réel en image, une technique de "dépouillement" par l'évacuation d'une grande part du réel par le jeu du clair-obscur. La photo est ainsi débarrassée de l'excédent de matière (réel) qui l'encombre. Elle s'opacifie, prend du poids (effet renforcé par la matière pigmentée de l'épreuve), de l'épaisseur et donne l'impression (grâce à l'utilisation de la terre) de s'accorder la troisième dimension.Jean-François Collard
Jean-François Collard, jeune peintre de 24 ans, fut récemment lauréat du prix de la fondation Hamesse après avoir suivi une formation en recherches graphiques et picturales à l'académie de Saint-Gilles. Les collages, les transferts de motifs imprimés (photos, caractères typographiques, schémas techniques…). Les pigments, l'encre de chine, mine graphite et autres pastels sont les outils principaux de son œuvre picturale. Le papier reste son support de prédilection. La sensibilité du trait reste pour lui essentielle. “La forme et l'écriture se révèlent à nous sans s'imposer, elles tentent de repousser
les limites d'un langage trop évident. Le dessin crée un nouvel espace en repoussant sans cesse les bords du support.” Les peintures de Jean-François Collard cherchent à faire apparaître de nouvelles images enfuies en chacun de nous et nous plongent dans un espace où les découvertes sont sans limites. Les œuvres présentées sont choisies parmi les plus récentes et constituent un aperçu de ses recherches actuelles.Jean-François Collard - contact : 0486 53 49 56 / jfcollard@gmail.com
Jean-Claude De Bemels
|
Jean-Claude De Bemels s'est passionné, très jeune pour la peinture sous toutes ses formes; avant de découvrir la “scénographie” qui lui permet de rejoindre son goût pour le théâtre et son besoin de création plastique. Il décide en 1970 de reprendre des études, entre dans l'atelier de Serge Creuz à La Cambre et obtient en 1974 son diplôme de scénographe. Depuis, il n'a cessé d'expérimenter, passant d'un univers à l'autre, dans tous les réseaux des arts de la scène : théâtre de rue, marionnettes, jeunes compagnies, théâtre jeune public, danse, opéra, cinéma… il atteint quelques 200 réalisations à ce jour.
En 88, il propose sa première scénographie conçue et réalisée à l'aide d'ordinateurs “Vendredi ou les limbes du Pacifique” d'après Michel Tournier, pour une mise en scène d'Albert André Lheureux, et dirigera en 1997 un stage international d'initiation à la Conception Scénographique Assistée par Ordinateur pour le CIFAS. Depuis 1989 il assume la direction de l'atelier de scénographie de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels La Cambre à Bruxelles et contribue ainsi à la formation d'une nouvelle génération de scénographes pour qui la scénographie se doit d'être un “PARTENAIRE” actif de la représentation au même titre que les comédiens. |




